La canne à sucre ne deviendra pas une surexploitation

La canne à sucre ne deviendra pas une surexploitation

La canne à sucre ne deviendra pas une surexploitation 1600 545 Team Lyspackaging

Après plusieurs années de marasme, le monde sucrier devrait sortir de la surproduction d’ici quelques mois.
Les industriels européens maintiennent leurs projets de fermeture de sucreries.
https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/sucre-la-fin-dune-crise-exceptionnelle-en-vue-1023895

en 2018 :
L’Inde commence à récolter la canne à sucre et cette saison, elle devrait doubler le Brésil, jusqu’à présent premier producteur mondial de sucre ! Le géant sud-asiatique est pourtant loin de se réjouir : les autorités de New Delhi se demandent comment elles vont écouler ces excédents de sucre, alors que les prix mondiaux sont au plus bas.[…] Depuis deux ans elle dépasse largement les 25 millions de tonnes consommés chaque année : 32 millions de tonnes pour la campagne qui s’achève, 35 millions et demi de tonnes attendues pour la prochaine récolte, soit 5 millions de tonnes de plus qu’au Brésil, le champion incontesté du sucre depuis vingt ans. En fin d’année prochaine, l’excédent indien pourrait atteindre 20 millions de tonnes. […]
une industrie sucrière au bord de la faillite

Pendant ce temps l’industrie sucrière indienne est au bord de la faillite. Le prix réglementé du sucre en Inde est pourtant en ce moment 30% plus élevé que le prix mondial, mais il ne parvient plus à compenser les coûts de production des usines.

Elles n’ont pas non plus la possibilité comme au Brésil d’écouler une partie de la canne en fabriquant de l’éthanol : il n’y a toujours pas de mandat d’incorporation de 5% dans l’essence en Inde, et l’éthanol est taxé quand il voyage d’un Etat à l’autre… Pas rentable, donc.

Pas de marché pour l’éthanol en Inde :
La seule solution, c’est d’exporter. Mais les usines indiennes font plutôt du sucre blanc de qualité moyenne, alors que c’est le sucre roux qui s’exporte le plus sur le marché mondial. Le sucre indien n’est pas non plus compétitif, à l’heure où le prix mondial peine à revenir à plus de 230 dollars la tonne à New York, son plus bas niveau depuis plus de dix ans. Il faudra donc que New Delhi subventionne les exports.

Béatrice Clément,

Responsable Commerciale à l’International
LYSPACKAGING